Chargement Évènements
A VOIX HAUTE LA FORCE DE LA PAROLE
  • Cet évènement est passé

A VOIX HAUTE LA FORCE DE LA PAROLE

20 octobre @ 0 h 00 min

A VOIX HAUTE LA FORCE DE LA PAROLE

A VOIX HAUTE LA FORCE DE LA PAROLE , Vendredi 19 Mai 2017 à 20H30 – Projection du  Film  A VOIX HAUTE, de Stéphane De Freitas et Ladj Ly , suivie d’un débat animé par Martine Guiton et l’Atelier les Acteurs du Réel, de Francoise Decaux Thomelet. Séance débat en présence de DAB ROZER et PetitCopec, rappeurs sétois et de Julien Gimenez, professeur de Lettres au lycée Paul Valéry.

Au Cinéma LE COMOEDIA à Sète

En partenariat avec la MJC La Passerelle

Chaque année à l’Université de Saint-Denis se déroule le concours “Eloquentia”, qui vise à élire « le meilleur orateur du 93 ». Des étudiants de cette université issus de tout cursus, décident d’y participer et s’y préparent grâce à des professionnels (avocats, slameurs, metteurs en scène…) qui leur enseignent le difficile exercice de la prise de parole en public. Au fil des semaines, ils vont apprendre les ressorts subtils de la rhétorique, et vont s’affirmer, se révéler aux autres, et surtout à eux-mêmes. Munis de ces armes, Leïla, Elhadj, Eddy et les autres, s’affrontent et tentent de remporter ce concours pour devenir « le meilleur orateur du 93 ».

A VOIX HAUTE – Naissance du projet
Stéphane De Freitas a voulu réaliser ce documentaire pour des raisons à la fois militantes et artistiques. Le cinéaste est en effet à l’origine du concours Eloquentia qu’il a créé en 2012 dans le but d’aider des jeunes de banlieues à maîtriser l’art de la joute oratoire. Dès ce moment, De Freitas avait en tête de consacrer un film à cette expérience. Chaque année à l’Université de Saint-Denis se déroule le concours “Eloquentia”, qui vise à élire « le meilleur orateur du 93 ».
Des étudiants de cette université issus de tout cursus, décident d’y participer et s’y préparent grâce à des professionnels (avocats, slameurs, metteurs en scène…) qui leur enseignent le difficile exercice de la prise de parole en public. Au fil des semaines, ils vont apprendre les ressorts subtils de la rhétorique, et vont s’affirmer, se révéler aux autres, et surtout à eux-mêmes. Munis de ces armes, Leïla, Elhadj, Eddy et les autres, s’affrontent et tentent de remporter ce concours pour devenir « le meilleur orateur du 93 ».

Une envie de dialogue
Stéphane De Freitas a lui-même grandi dans une ville difficile de Seine Saint-Denis et a brutalement changé d’univers lorsqu’il est devenu basketteur professionnel. « Je me suis retrouvé de l’autre côté du périphérique, dans un environnement social radicalement étranger au mien : les gens s’exprimaient différemment, je me suis senti marginalisé, isolé. J’ai commencé à réfléchir, une réflexion de longue haleine… »

CRITIQUE :
A voix haute , est un puissant cri de rage. Un souffle d’espoir aussi. Ce documentaire se regarde comme on écouterait une belle plaidoirie dans un prétoire. Avec délectation. De jeunes gens qui prennent la parole, déterminés à briser les barrières sociales par la seule magie du verbe. Une brochette d’étudiants de l’université de Saint-Denis, qui s’entraînent à l’art de la rhétorique pour retrouver la confiance en soi et pour combattre la fatalité, les discriminations. Résultat, des joutes oratoires tantôt émouvantes, tantôt désopilantes, souvent surprenantes, dans le but de tordre le cou aux clichés. Saint-Denis, ce n’est pas que la pauvreté et l’insécurité, nous est-il rappelé. Ce sont aussi des rêves, des espoirs et l’envie de donner de la voix pour changer la vie dans cette commune défavorisée de la banlieue nord de Paris. Seulement, maîtriser l’art oratoire permet-il de relever tous les défis ? Tel est le pari du réalisateur. Les étudiants de Saint-Denis ne sont pas moins éloquents que ceux de la Sorbonne ou d’Assas.

A voix haute raconte l’aventure d’Eddy, Leïla, Franck, Elhadj et d’autres. Pendant six mois, ces derniers ont pris part au concours Eloquentia organisé chaque année afin d’élire « le meilleur orateur de Seine-Saint-Denis».
Une expérience où les participants, en cherchant la meilleure réplique sur des sujets sensibles, apprennent aussi sur eux-mêmes. Le documentaire invite à porter un autre regard, plus subtil, sur la jeunesse des banlieues. — Raoul Mbog

Raoul Mbog est journaliste à Slate Afrique. Il s’intéresse principalement aux thématiques liées aux mutations sociales et culturelles et aux questions d’identité et de genre en Afrique.

tarif exceptionnel de 3€ pour tous les jeunes de la MJC et les lycéens, sinon tarifs habituels du cinéma

Liens utiles

2017/05/19 20:30:00

Besoin de plus d'informations ?

[contact-form-7 id=”10587″]

Détails

Date :
20 octobre
Heure :
0 h 00 min