La nuit où un marin a refusé de gagner
Nuit Noire est un récit-concert dessiné présenté le samedi 21 novembre 2026 à 20h à La Passerelle, ouverture des portes à 19h30. Il raconte quelques heures de la vie de Bernard Moitessier, et pas n’importe lesquelles.
Un tour du monde qu’il choisit de ne pas finir
En août 1968, sur le port de Plymouth, un homme allège son bateau de tout le superflu avant de s’élancer sur la Golden Globe, la première course autour du monde en solitaire, sans escale et sans assistance. Il s’appelle Bernard Moitessier, son voilier s’appelle Joshua.
En mars 1969, alors qu’il a passé les trois caps et qu’il n’a plus qu’à remonter l’Atlantique pour l’emporter, il fait autre chose. Il catapulte au lance-pierres, sur le pont d’un cargo croisé en mer, un message annonçant qu’il continue vers le Pacifique. Il y dit qu’il est heureux en mer, et qu’il navigue peut-être aussi « pour sauver mon âme ». La phrase est restée.
Cap au sud, l’océan Indien, le Pacifique. Il rejoindra la Polynésie après 303 jours de mer, laissant la victoire à un autre.
Le spectacle se tient dans une seule nuit
C’est le parti pris, et il est fort : plutôt que de dérouler dix mois de navigation, Nuit Noire se concentre sur la nuit du 21 juin 1969, celle de la décision. Un homme épuisé, un bateau usé, et une alternative qui n’a rien d’évident. Tenir la promesse faite à la course, quitte à aller au mille de trop. Ou écouter cet instinct de marin qui lui dit de s’arrêter là.
Des heures d’hésitation, d’abattement, de colère et de rire, ramassées en un spectacle. Le sujet n’est pas l’exploit maritime, c’est le moment où quelqu’un choisit.
Trois écritures sur le plateau
Le format mérite un mot pour ceux qui n’en ont jamais vu. Un récit-concert dessiné réunit un texte dit, une musique jouée en direct et un dessin réalisé sous les yeux du public, projeté en grand format. Rien n’est préenregistré : l’image naît en même temps que le son, et l’on voit la vague se former sur l’écran pendant qu’on l’entend.
Au dessin, Youn Locard et Damien Roudeau. À la musique, Ojün et Titwann.
Tarifs et réservations
Le plein tarif est à 10 €. Deux réductions, sur justificatif présenté le jour du spectacle : 7 € pour les demandeurs d’emploi et les étudiants, 5 € pour les moins de 18 ans, les étudiants boursiers et les bénéficiaires des minima sociaux. La personne accompagnant un bénéficiaire de l’AAH bénéficie de ce dernier tarif.
La billetterie passe par Weezevent. La Passerelle se situe au 503 boulevard Pierre Mendès France, dans le quartier de l’Île de Thau. La soirée est annoncée de 20h à 23h30.


