Cent cinq ans de joutes, et toujours la même barque
Fondée en 1921, la Lance Sportive Sétoise fête son cent cinquième anniversaire. Cinq jours de festivités, une devise gravée sur son blason, « Sport et Charité », et une place à part parmi les sociétés de joutes de la ville. Ses festivités de fin d’été referment traditionnellement la grande saison sétoise, juste après la Saint-Louis, quand les tribunes du Cadre Royal sont encore en place et que les quais n’ont pas fini de vibrer.
Des chariots au Cadre Royal
La semaine s’ouvre au hangar de la Plagette, avec un tournoi sur chariots.
Le reste se joue au Cadre Royal, cette portion du Canal Royal encadrée par le pont de la Civette et le pont de la Savonnerie. Toutes les catégories défilent au fil des jours, des pupilles des écoles de joutes aux lourds-moyens, en passant par les juniors en nocturne et les seniors. Les challenges portent les noms de figures de la société, Antoine Liguori dit Ninou, Jean Carmassi, Vincent Cianni, Vincent Stento : dans les joutes sétoises, on ne baptise pas un trophée au hasard.
Le défilé, la Pena et les bars
Le dernier jour commence par le grand défilé, tenue blanche et canotier, hautbois et tambour, au départ du bar de la Marine, puis l’apéritif à l’hôtel de ville. Chaque remise des prix se tient dans un bar du centre, Le Central puis Le Black Pearl, avec la Pena Bellacio en fond sonore. C’est un détail que les visiteurs ratent souvent : les tournois se gagnent sur l’eau, mais la fête se prolonge à terre, et tout le monde y est le bienvenu.
Si vous découvrez la discipline, le guide d’Ici7 sur les joutes à Sète détaille les lieux, les catégories et le calendrier de la saison, et le wiki des joutes languedociennes explique le déroulé d’une passe, le rôle du jury et le vocabulaire du pavois.


