Une toile et un tirage argentique dans la même salle
Elisabeth Da Paz, peintre, et Jérôme Debains, photographe, accrochent ensemble à la Salle des Pèlerins de Notre-Dame de la Salette. Le principe qu’ils revendiquent tient en une formule, « une fluidité entre deux formes d’art » : peinture et photographie argentique se répondent d’un mur à l’autre plutôt que de se partager l’espace en deux moitiés. Les deux artistes parlent d’un voyage sensoriel dans un espace commun à deux sensibilités distinctes, et ce n’est pas leur première fois ici.
Deux médiums, deux temporalités
La confrontation a du sens parce que les deux pratiques ne fabriquent pas l’image de la même façon. La toile s’ajoute couche après couche, dans la durée, quand l’argentique se joue en une fraction de seconde avant de se révéler en chambre noire. Ce que l’accrochage donne à voir, c’est autant ce qui les rapproche, la matière, le grain, les gris, que ce qui les sépare. Elisabeth Da Paz a reçu le Prix d’Excellence 2024 au Salon national des arts plastiques de Florensac.
Au sommet du mont Saint-Clair
La Salle des Pèlerins jouxte la chapelle Notre-Dame de la Salette, au sommet du mont Saint-Clair, à Sète. L’endroit reçoit régulièrement des artistes du bassin, et il combine une salle d’exposition avec le panorama qui domine la ville, le port et l’étang : on monte pour les œuvres, on reste un moment pour la vue. La salle est accessible aux personnes à mobilité réduite. Le reste de la saison se retrouve dans le dossier d’Ici7 sur les expositions à Sète.


