Un pionnier de la techno française sur les quais
Jack de Marseille, de son vrai nom Jacques Garotta, est derrière les platines depuis le début des années 1990. C’est lui qui lance en 1992 la première rave marseillaise, Atomix, dans les entrepôts de la Friche Belle de Mai, où il croise Laurent Garnier. Suivront la résidence du Rex Club à Paris, son magasin de disques Wax Records à Marseille, les premières parties de la tournée de Daft Punk, la première Techno Parade en 1998, son label Wicked Music et, depuis 2015, le Jack In The Box Festival qu’il monte chaque année dans sa ville.
Sa marque de fabrique tient à l’étendue de ce qu’il fait tenir dans un set : la house de Chicago, l’acid, la techno de Detroit, des détours électro ou jungle. Il construit une montée sur la durée plutôt que d’aligner les morceaux attendus, et tient la soirée de bout en bout.
Un bar à pintxos face à la criée
Il pose ses disques à L’Abondance, quai Maximin Licciardi, dans le quartier de La Marine, en face de la criée et des thoniers. L’adresse est d’abord un bar à tapas et pintxos, avec une terrasse sous tonnelle de vigne vierge qui donne sur le canal : on peut y dîner d’une tortilla, de chipirones ou d’une planche à partager, puis rester quand la piste prend le dessus. La programmation de DJ sets y est une habitude de la maison, été comme hiver, mais une tête d’affiche de ce calibre reste rare sur ce bout de quai.
Sortir sur les quais un samedi soir
Ce morceau de port concentre une bonne part de la vie nocturne sétoise, celle qui se joue au bord de l’eau plutôt qu’en centre-ville, entre les barques et les entrepôts de la pêche. Le wiki d’Ici7 sur Sète, l’île singulière, raconte comment ce quartier de pêcheurs est devenu l’un des plus vivants de la ville. Les autres sorties du moment se retrouvent sur la page de Sète.
L’abus d’alcool est dangereux pour la santé, à consommer avec modération.


