Le Grand Prix cycliste de la Saint-Louis revient après dix-neuf ans

  • Publié il y a 3 jours
  • Vie locale
  • Sète

Il a fallu dix-neuf ans pour que le peloton revienne tourner dans le quartier Victor-Hugo. Mercredi soir, le Grand Prix cycliste de la Saint-Louis retrouve les rues de Sète, et les quatre-vingts dossards sont partis avant même le premier coup de pédale. Les organisateurs le disent sans détour : ce qu’ils veulent faire revivre, ce n’est pas seulement une course, c’est une fête de quartier où l’on venait voir passer les coureurs, s’engueuler sur les échappées et boire un coup entre deux tours. Il ne manque plus que le public.

Cinquante tours dans le quartier Victor-Hugo

Le format est celui du critérium, la course de ville par excellence : un circuit court, entièrement fermé à la circulation, que les coureurs avalent en boucle. Ici, ce sera cinquante tours pour 70 kilomètres au total, sur un tracé de moins de deux kilomètres autour du quartier Victor-Hugo. L’intérêt du format, pour qui regarde, tient en une phrase : on ne bouge pas et on voit tout, cinquante fois. Le départ est donné en soirée, et le détail pratique de l’épreuve est sur sa fiche.

Jean-Luc Urban au micro, DJ Toufik aux platines

Un critérium sans commentaire, c’est cinquante passages qui se ressemblent. Jean-Luc Urban tiendra donc le micro pour raconter la course tour après tour, dire qui attaque, qui a pris un tour, qui joue quoi au classement. C’est ce qui transforme une succession de passages en récit suivable pour quelqu’un qui n’a jamais mis le nez dans une licence FSGT. Côté ambiance, DJ Toufik accompagne toute la soirée. La formule situe assez bien l’intention des organisateurs, qui n’ont pas monté une épreuve fermée sur elle-même mais une soirée de la Saint-Louis comme les autres, avec du vélo dedans.

Un pavois pour le premier Sétois

Le palmarès dit beaucoup de l’esprit de l’épreuve. Au-delà des trophées, le premier au scratch et le premier de chaque catégorie repartent avec un repas offert par l’Isola Bella, partenaire de la course, et les vainqueurs reçoivent des lots de la conserverie Azaïs-Polito. Mais le prix qui compte vraiment est ailleurs : le premier Sétois se verra remettre un pavois souvenir reprenant l’affiche de cette édition, réalisé par René Le Bail. Le pavois, c’est le bouclier du jouteur. Le remettre à un cycliste, un soir de Saint-Louis, en dit long sur la manière dont cette ville range ses sports dans la même case.

Du breakdance devant le Théâtre Molière

La soirée ne s’arrête pas à la ligne d’arrivée. Entre l’arrivée et la remise des prix, une démonstration de breakdance est prévue devant le Théâtre Molière, toujours sur le son de DJ Toufik. C’est le genre d’enchaînement qui n’a l’air de rien et qui fait la différence entre une course qui se vide en dix minutes et une soirée qui tient jusqu’au bout. Le reste de la semaine se lit dans le dossier d’Ici7 sur la Saint-Louis, à commencer par le bal d’ouverture qui se tient le même soir sur la Placette.

Dix-neuf ans que les rues attendaient ça

Pendant dix-neuf ans, le Grand Prix de la Saint-Louis a simplement disparu du calendrier sétois. Les courses de ville ont largement reculé partout en France, victimes des contraintes de sécurité, des budgets et de la difficulté à fermer un centre-ville un soir de semaine. Qu’une équipe de bénévoles remonte une épreuve de cette taille, avec quatre-vingts coureurs et un circuit fermé, mérite qu’on se déplace. Venez en famille, tenez-vous derrière les barrières, et faites du bruit quand ça passe : c’est exactement ce que les organisateurs demandent.

Lieux cités dans cet article

Cuisine du Monde, Restaurant Italien à Sète

  • Ferme bientôt · 21:30

856 Avis

Dans le même thème dans la ville de Sète

Autres articles à propos de la ville de Sète

Fièrement développé avec
à Sète par Dynamo Productions

En utilisant ce site, vous acceptez notre politique de confidentialité.