Une forteresse de pierre noire au bord de l’Hérault
La cathédrale Saint-Étienne s’élève rue Louis Bagès, sur les rives de l’Hérault, au cœur du vieux centre d’Agde. Bâtie en pierre volcanique noire extraite du mont Saint-Loup, elle reprend les fondations d’une église carolingienne du IXe siècle, elle-même posée sur les vestiges d’un temple grec. C’est à partir de 1173 que l’évêque Guillaume II engage sa fortification, donnant à l’édifice ses murs de 2 à 3 mètres d’épaisseur, ses créneaux, ses mâchicoulis et ses meurtrières. L’équipe d’Ici7 retrouve dans ce mélange rare d’architecture défensive et religieuse l’un des repères visuels les plus reconnaissables d’Agde.
Un clocher-donjon de 35 mètres
Le clocher carré, surélevé au XIVe siècle pour servir aussi de donjon, culmine à environ 35 mètres et domine l’horizon du vieux centre. Agde fut le siège d’un évêché du Ve siècle jusqu’à la Révolution française, avant que le diocèse ne soit rattaché à celui de Montpellier. L’accès actuel à l’intérieur se fait par la chapelle Notre-Dame, ajoutée au XIXe siècle, qui a en partie réemployé les pierres du cloître détruit en 1856.
Retable baroque et orgue contemporain
À l’intérieur, un retable du XVIIe siècle en marbre de Carrare, marbre de Caunes-Minervois et calcaire de Beaucaire présente un tableau de la lapidation de saint Étienne, issu des ateliers de Charles Le Brun. La cathédrale abrite aussi un orgue de style baroque construit en 1990 par le facteur Gérald Guillemin, ainsi que cinq cloches, dont quatre fondues en 1894 et 1895 et une datant de 1665 encore utilisée pour l’horloge. L’ensemble est classé au titre des monuments historiques depuis 1840.


