Le grand port de commerce de Sète

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Une place portuaire de premier plan en Méditerranée

Le port de commerce de Sète occupe une position singulière sur la façade méditerranéenne française. Blotti entre l’étang de Thau et la mer, il est aujourd’hui la première place portuaire polyvalente d’Occitanie, capable d’accueillir aussi bien des navires rouliers que des ferries de passagers ou des vraquiers agricoles. Sa passe d’entrée, large de plus de 200 mètres, en fait un port sûr et accessible aux plus grands navires qui sillonnent l’arc méditerranéen entre l’Europe occidentale et l’Afrique du Nord.

Cette position stratégique tient beaucoup à ses accès terrestres : l’autoroute A9 se trouve à seulement 8 kilomètres du port, complétée par les connexions A75 et A61, tandis que le site est directement relié au réseau ferré national et au Canal du Rhône à Sète, qui rejoint lui-même le Rhône puis la Saône. Cette combinaison route, rail et voie fluviale fait du port sétois un véritable nœud multimodal, épaulé par de larges terre-pleins et hangars publics et privés pour stocker les marchandises en transit.

Des terminaux spécialisés pour chaque filière

Le port de commerce de Sète ne vit pas d’un seul trafic, mais d’une mosaïque de terminaux spécialisés. Le terminal agroalimentaire, adossé à un hinterland céréalier puissant, reçoit et exporte graines, tourteaux et céréales sur un quai de 450 mètres offrant 12 mètres de tirant d’eau. Juste à côté, le terminal frigorifique aligne 23 000 m² de surface réfrigérée, dix chambres froides et 140 prises pour conteneurs reefer, de quoi garantir la chaîne du froid des produits périssables toute l’année.

Sur le volet roulier, le terminal roulier Turquie est sans doute le plus spectaculaire des dernières années : depuis juillet 2019, l’armateur danois DFDS y opère une ligne régulière vers le port turc de Yalova, avec six départs hebdomadaires. Le port ambitionne de traiter plus de 100 000 remorques par an sur cet axe, qui capte une partie du fort courant d’échanges maritimes entre la Turquie et l’Europe. À cela s’ajoutent un terminal véhicules neufs et un terminal véhicules d’occasion tourné vers l’Afrique, qui exporte notamment vers le Cameroun et l’Afrique du Nord et de l’Ouest, ainsi qu’un terminal bétail, leader français de l’exportation d’animaux vivants, certifié ISO 34 700 pour le bien-être animal sur près de 4 500 m² d’enclos modernisés.

Le port, porte maritime vers le Maroc et les Baléares

Au-delà du fret, le port de commerce de Sète est aussi le premier port français de passagers vers le Maroc. Les compagnies GNV et Balearia y assurent des rotations régulières vers Tanger-Med (environ 35 heures de traversée) et Nador (environ 24 heures), avec des fréquences renforcées en haute saison. L’été, les liaisons s’étendent vers l’Algérie, desservie par Corsica Linea, Algérie Ferries et GNV vers Alger, Oran, Skikda ou Béjaïa, et vers les Baléares avec Corsica Ferries, qui relie Sète à Alcudia sur l’île de Majorque.

Ce terminal passagers s’appuie sur le Quai du Maroc, qui abrite la gare maritime accueillant chaque année ces voyageurs. Le quai peut recevoir des paquebots jusqu’à 130 mètres avec un tirant d’eau maximal de 7,4 mètres, et se transforme en un véritable hub d’animations lors du grand rassemblement maritime Escale à Sète, qui réunit régulièrement plusieurs centaines de milliers de visiteurs autour des traditions maritimes.

Un port qui vit avec la ville

Contrairement à beaucoup de grands ports industriels, celui de Sète reste à portée de pas du centre-ville, ce qui explique aussi son succès grandissant auprès des compagnies de croisières : les quais dédiés (Quai d’Alger, Quai du Maroc, quais Masselin) accueillent chaque année plusieurs dizaines d’escales de paquebots. Le vieux port voisin garde par ailleurs sa vocation halieutique historique, incarnée par la Criée aux poissons de Sète, première criée d’Europe informatisée dès 1967, où se vendent chaque après-midi les prises des chalutiers sétois. Pour découvrir l’activité du port autrement, des compagnies comme Sète Croisières proposent des sorties commentées le long des quais et bassins, entre canaux, mer et étang de Thau.

Cette proximité entre trafic commercial, pêche et tourisme fait du port de Sète un lieu à part : à la fois infrastructure économique de rang régional, avec ses grues, ses portiques et ses trains de marchandises, et fenêtre ouverte sur la Méditerranée pour les habitants comme pour les visiteurs de passage.

Question fréquemment posées

C’est la première place portuaire polyvalente de la région, combinant fret, passagers et pêche sur un même site protégé par une passe d’entrée de plus de 200 mètres.
Le port traite une grande variété de trafics : céréales et produits agroalimentaires, marchandises sous température dirigée, véhicules neufs et d’occasion, bétail vivant, colis lourds et remorques roulières notamment vers la Turquie.
Oui. Le port de Sète est le premier port français de passagers vers le Maroc, avec des lignes régulières vers Tanger-Med et Nador, et propose en été des liaisons saisonnières vers l’Algérie et vers Alcudia, aux Baléares.
Oui, ses quais dédiés (Quai d’Alger, Quai du Maroc, quais Masselin) reçoivent chaque année plusieurs dizaines d’escales de paquebots, et le port est l’un des cœurs battants du festival maritime Escale à Sète.

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